cliquez sur cette photo pour accéder à l'albumEn ce 17 septembre de l’an 2005, par un temps couvert et quelque peu intriguant, nous étions ONZE pour la photo de départ devant la pharmacie BERTIN où nous prenions nos provisions.
Parmi nous, 5 allaient connaître le dépucelage de la Jacques Brasseur. Certes, ils étaient émus, inquiets, mais nous étions là pour les soutenir dans leur désarroi.
Notre chauffeur préféré était présent, mais un peu veuf, sa compagne de fortune Tatie Danielle l’avait plaqué.
S'échelonnaient respectivement le long de la route de ROGNES, Paul, Jeannot, Gérard, Claude, Stéphane, et les 5 nouveaux, Jean Marie de la SIMC de Manosque, Jean Marie de Rognes (encore 2 nobles), Olives le Briançonnais, Michel le rescapé de la montagne, Franck, qui comptait revivre les émotions du Tour de France et bibi qui fermait la marche, d’une part parce que ça m’arrangeait, et au cas où un nouveau se perdrait…..
Nous étions tous groupés jusqu’à Rognes, rien d’étonnant me direz vous, mais si car, toujours groupés dans la montée du Puy Ste Réparade, et c’est la surprise du jour, nous serons groupés jusqu’au bout. Notre président qui pensait ne jamais voir son club uni à ce point dans l’adversité, était béat et jubilait en souriant.
Nos amis Philippe et Robert qui nous avaient fait l’honneur de nous accompagner jusqu’à la fontaine de JOUQUES, nous enviaient à l’idée de rouler une journée sans retrouver maman pour déjeuner.
A partir de RIANS, pour certains des nouveaux, c’était la découverte d’itinéraires jusqu’ici jamais empruntés comme ESPARRON, la montée sur le plateau boisé qui nous amène à ST MAXIMIN, et une bonne partie du parcours à découvrir.
Là notre ami MIMI a pris sa 1ère engueulade car au lieu de nous suivre bêtement, il devait anticiper le parcours et nous photographier en plein effort.
La traversée de ST MAXIMIN est toujours fréquentée et il s’agit de slalomer entre les véhicules sans accrochages. Nos cyclistes prudents s’en sortent bien et se laissent glisser dans la campagne empruntée de vignes, de champs et de bosquets. Ils attaquent les premiers reliefs de VALIANCELLE, découvrent le village pittoresque de MAZAUGUES, puis gravissent une pente de 2 kms pour récupérer dans la descente sur la ROQUEBRUSSANE.
A l’entrée du village, le peloton attend les quelques retardataires, pour se regrouper dans la traversée du petit pont de pierre fleuri qui nous conduit ensuite sur la route de GAREOULT.
A cet instant, Claude qui avait séjourné plus longtemps à la pharmacie Bertin avant le départ, se détache et nous entraîne à une moyenne de folie. Nous voilà regroupés sur nos machines, enroulant les grands braquets, à foncer comme si une meute de chiens enragés était à nos trousses.
Seule la sagesse de Gérard, que l’on croyait finalement perdu, ne s’est pas laissé embarquer dans une telle galère et il est arrivé au point de pique nique sans entamer le rouge de son cardiomètre. Le casse croûte préparé par le club était équilibré, varié et amplement suffisant, mais il avait un goût de manque…… Le far breton aux pruneaux de Tati Danielle. Heureusement, MIMI compensait, posant les questions et donnant les réponses, et n’étant jamais pris de court, apportait toujours la solution à toutes nos inquiétudes. Néanmoins, nos nouveaux sont confiants, ils ont encore plein de jus dans leurs guiboles et comme toujours, c’est dans une bonne convivialité que nous nous restaurons avec appétit.
Le café nous permet de s’asseoir enfin sur une vraie chaise et de reposer nos postérieurs.
Une petite grimpette un peu raide à la sortie de ROCBARON nous conduit au sommet d’une colline, puis la descente sur PUGET VILLE nous ouvre des panoramas sur la plaine fertile de PIERREFEU au loin, mais ne nous laisse pas le temps de s’appesantir car les virages nous obligent à piloter avec justesse sous peine de chutes qui seraient périlleuses.
Entre PUGET VILLE et PIERREFEU, le vent est favorable, et la moyenne devient à nouveau soutenue. Sortie de PIERREFEU que l’on effleure seulement, nous prenons la route de COLLOBRIERES, avec ses moments de récupération et ses faux plats, son élevage d’autruches à mi chemin, et notre Gérard qui avait fait un écart pour aller voir une belle en chemin, avait toutes les peines à nous recoller.
Les 2 Jean Marie étaient toujours fringants, Michel, Olives et Franck, tenaient un bon rythme mais l’approche du col de BABAOU les intriguait quelque peu.
Puis ça y est, on tourne à droite et le BABAOU s’offre à nous. Je dépose ma veste de peur de souffrir de la chaleur mais le temps de repartir, plus de cyclistes à l’horizon ; le challenge de la montagne est ouvert.
Je ne peux vous commenter cette montée car je n’ai vu personne, n’étant pas fichu d’en rattraper un seul. Mais à priori, tout le monde a grimpé facilement à son rythme et la photo du sommet marquait l’évènement.
Une descente nous repositionne devant le col de GRATTELOUP, plus court et plus accessible et les points de vue se succèdent sur le massif des Maures, sous un soleil voilé, mais sous une température idéale.
Avant la traversée de BORMES LES MIMOSAS, certains pressés en oublient la photo devant la baie du LAVANDOU et c’est toujours groupés que nous défilons dans LE LAVANDOU, longeant le bord de mer jusqu’à la plage de Bernard.
A 16 H 20, nous voilà au but de notre périple, tous frais et prêts à repartir en sens inverse. D’ailleurs, l’année prochaine, nous envisageons de faire l’aller et retour et de dîner à Lambesc. Nos nouveaux sont surpris d’être en si bonne forme après 162 Kms.
Rituel = bières pression, bains de mer, douches, cigare, tartiflettes et raclettes à AIX où nous avons le plaisir de faire la connaissance des charmantes épouses de Jean Marie et de Franck.
A l’année prochaine, avec des nouveaux si possible et peut être avec PATRICK, on peut rêver.
Jacques